Des tensions internes secouent l’AFC/M23, Twirwaneho et Red Tabara
De nouvelles allégations circulent sur de possibles affrontements internes ayant opposé, le 20 avril 2026, des éléments liés à l’AFC/M23, à Twirwaneho et à Red Tabara. Des publications relayées sur Facebook évoquent des échanges de tirs d’armes légères et lourdes ainsi que des pertes humaines parmi les combattants. À ce stade, je n’ai pas trouvé de confirmation indépendante et officielle dans une source ouverte majeure permettant d’établir précisément le déroulement, le lieu exact et le bilan de ces affrontements.
Ce qui est en revanche bien documenté, c’est que les hauts plateaux du Sud-Kivu, notamment autour de Minembwe, restent le théâtre d’un conflit complexe impliquant l’armée congolaise, l’AFC/M23 et son allié local Twirwaneho, dans une zone hautement stratégique pour l’accès à Uvira et aux basses terres. Reuters a récemment rappelé que cette région est devenue un front important, mais souvent moins visible diplomatiquement que d’autres zones de l’est congolais.
Dans ce contexte, plusieurs récits militants ou communautaires attribuent les tensions internes à un différend financier, avec des accusations autour de fonds envoyés depuis la diaspora banyamulenge, notamment depuis les États-Unis, via une structure appelée Mahoro Peace Association. Je n’ai toutefois pas trouvé de source primaire ouverte et fiable confirmant de manière indépendante que ces fonds existent, qu’ils ont été détournés, ni qu’ils seraient à l’origine directe des affrontements signalés. Ce point doit donc être présenté comme une accusation ou un récit circulant en ligne, pas comme un fait établi.
De la même manière, les affirmations selon lesquelles des éléments de l’armée rwandaise auraient intercepté cette aide ou privé des combattants de Twirwaneho de ces ressources ne sont pas confirmées dans les sources ouvertes consultées ici. Elles s’inscrivent dans un climat déjà très tendu, où le rôle du Rwanda dans l’est de la RDC reste fortement contesté, mais elles ne peuvent pas être reprises comme des faits sans preuve plus solide.
Il faut aussi rappeler que Red Tabara est connu comme un groupe armé burundais opérant depuis l’est de la RDC, et que son nom apparaît régulièrement dans les récits sécuritaires autour du Sud-Kivu. Plusieurs sources publiques confirment son existence et sa présence dans cette zone, mais pas nécessairement sa participation précise à l’incident du 20 avril tel qu’il est décrit dans le texte transmis.
En résumé, il est prudent de dire qu’un récit d’affrontements internes entre l’AFC/M23, Twirwaneho et Red Tabara circule bel et bien, sur fond de tensions croissantes dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. Mais les détails avancés sur l’argent, l’implication de la diaspora banyamulenge ou un rôle direct de l’armée rwandaise ne sont pas, à ce stade, confirmés publiquement par des sources indépendantes suffisamment solides.
Auteur : Mecamedia Africa
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