En Ouganda, le rejet de Lawrence Muganga relance le débat sur la citoyenneté et l’éligibilité

Le rejet de la nomination de Dr Lawrence Muganga au poste de ministre d’État chargé des Affaires intérieures continue de provoquer de fortes réactions en Ouganda. Selon le Daily Monitor, le comité des nominations du Parlement a rejeté sa désignation après avoir estimé qu’il n’avait pas apporté de preuves suffisantes sur la régularisation ou la renonciation à plusieurs citoyennetés, notamment canadienne et rwandaise.  

Dans l’espace public ougandais, certains commentaires présentent cette affaire comme une question d’éligibilité, de confiance institutionnelle et de sécurité nationale plutôt qu’un débat ethnique. C’est précisément la ligne défendue dans le texte transmis, qui insiste sur le fait que le ministère de l’Intérieur est un portefeuille hautement sensible, lié à la citoyenneté, à l’immigration, aux passeports et à la sécurité intérieure. Cette lecture reste toutefois une position d’auteur, et non un constat institutionnel indépendant. Le fait vérifié par la presse est que le comité a bien bloqué la nomination sur fond de controverse autour de la citoyenneté multiple.  

Le Daily Monitor rapporte qu’au cours de l’examen, des membres du comité ont estimé que Muganga n’avait pas convaincu les parlementaires qu’il avait renoncé à d’autres nationalités. Le journal affirme aussi que d’autres candidats avaient, eux, fourni des éléments plus clairs sur leurs démarches de renonciation.  

De son côté, Muganga a publiquement nié être détenteur de la nationalité rwandaise et a rejeté les accusations portées contre lui. Toujours selon le Daily Monitor, il a expliqué qu’avant la procédure il possédait la citoyenneté ougandaise et canadienne, tout en contestant les récits l’associant à une autre nationalité.  

Le texte transmis va plus loin en évoquant des questions sur d’éventuels documents de voyage, sur des fonctions exercées au Rwanda ou encore sur l’usage d’un passeport diplomatique. À ce stade, je n’ai pas trouvé dans les sources ouvertes consultées ici de confirmation indépendante et complète de l’ensemble de ces éléments précis. Ils doivent donc être présentés comme des allégations ou arguments avancés dans le débat, et non comme des faits établis par des documents publics consultables.  

Le point le plus solidement documenté reste donc celui-ci : en Ouganda, la nomination de Lawrence Muganga a été rejetée par le comité des nominations sur fond de controverse liée à la citoyenneté multiple et au manque de preuves jugées suffisantes. La thèse selon laquelle l’affaire relèverait exclusivement de l’éligibilité, et non de l’ethnicité, fait partie des arguments désormais très présents dans le débat politique et médiatique.  

Mwandishi : Mecamedia Africa
Soma zaidi : www.Mecamediaafrica.com

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