Eric Daugherty s’en prend à une manifestation de Congolais près de la Maison-Blanche

Une manifestation organisée le 20 avril 2026 à Washington par des groupes se réclamant des Banyamulenge a provoqué une vive controverse sur les réseaux sociaux américains. Selon des publications relayées avant et après l’événement, les organisateurs présentaient la marche comme un appel pacifique à l’aide pour dénoncer les violences, les blocages et la situation humanitaire dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, notamment autour de Minembwe.  

Des images et annonces en ligne montrent que les manifestants ont marché dans la capitale américaine avec des messages comme « Stop Killing Banyamulenge » et « Being Tutsi is Not a Crime ». Des actions similaires ont aussi été relayées à Nairobi.  

La réaction la plus commentée est venue du commentateur politique américain Eric Daugherty. Un post de son compte X, retrouvé dans les résultats publics, le montre dénonçant la manifestation avec un ton très dur, en affirmant que des réfugiés congolais demandaient encore plus d’implication américaine dans la crise congolaise et en lançant la formule « They can go back ».  

Cette prise de position a rapidement été amplifiée par des comptes militants et des pages d’actualité en ligne, qui ont présenté la manifestation comme une démonstration d’“ingratitude” de réfugiés ou de membres de la diaspora envers les États-Unis.  

Il faut toutefois rester prudent sur un point central de ton texte : je n’ai pas trouvé, dans les sources ouvertes consultées ici, de preuve indépendante et solide établissant que la manifestation aurait été « mise en scène », financée ou directement pilotée par Kigali ou par les alliés du M23. Ce type d’accusation circule bien dans certaines publications militantes et dans des commentaires hostiles à la mobilisation, mais cela reste à ce stade une interprétation politique, pas un fait vérifié publiquement de manière indépendante.  

En revanche, le contexte politique plus large est bien réel. La mobilisation s’est produite alors que le rôle du Rwanda dans l’est de la RDC reste fortement contesté, et alors que le débat public sur la crise du M23 continue d’alimenter des campagnes narratives opposées dans la diaspora et sur les réseaux sociaux.  

Au final, ce qui ressort clairement, c’est que cette marche n’a pas seulement servi d’appel politique sur la situation à l’est du Congo. Elle est aussi devenue un objet de polémique dans la bataille américaine sur l’immigration, les réfugiés et l’implication des États-Unis dans les crises étrangères.  

Auteur : Mecamedia Africa
Lire aussi : www.Mecamediaafrica.com

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