Abiy Ahmed affirme que l’accès à la mer reste vital pour l’Éthiopie

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a de nouveau défendu la revendication de son pays à obtenir un accès à la mer, en affirmant que la Corne de l’Afrique aura du mal à atteindre une paix durable tant que cette question ne sera pas traitée sérieusement. Dans des déclarations relayées ces dernières semaines, il a présenté cet enjeu comme une nécessité stratégique et économique pour l’Éthiopie. 

Selon les extraits relayés par des médias et par Ethiopian Broadcasting Corporation, Abiy Ahmed soutient que l’absence de débouché maritime freine fortement la compétitivité industrielle du pays, alourdit ses coûts logistiques et pèse sur son développement. La télévision publique éthiopienne a également mis en avant l’idée que l’Éthiopie devrait obtenir la reconnaissance d’un droit d’accès à la mer sur la mer Rouge. 

Cette ligne n’est pas nouvelle. En mars 2026, Abiy Ahmed déclarait déjà que son gouvernement n’avait « aucune intention d’envahir ou d’attaquer d’autres pays », tout en refusant de renoncer à demander un accès portuaire. Il insistait alors sur le fait que cette revendication devait passer par la discussion, la négociation et des arrangements commerciaux, et non par la guerre. 

Le sujet reste extrêmement sensible dans la région. Depuis la perte de son littoral après l’indépendance de l’Érythrée en 1993, l’Éthiopie dépend des ports de ses voisins pour son commerce extérieur. Cette dépendance a nourri depuis plusieurs années une pression politique intérieure croissante autour de l’accès à la mer, alors que les voisins de l’Éthiopie redoutent qu’une telle revendication ne débouche sur des tensions régionales plus fortes. 

Il faut toutefois rester prudent sur certains éléments circulant en ligne. Je n’ai pas trouvé, dans les sources consultées ici, une transcription complète et ouverte confirmant mot pour mot la phrase selon laquelle « quiconque pense que l’Éthiopie perdra son droit à la mer se trompe », même si elle correspond globalement au ton et à la ligne politique défendue publiquement par Abiy Ahmed. De même, la référence à la fermeture récente du détroit d’Hormuz ne ressort pas comme un élément central ou vérifié dans les sources utilisées ici pour ce sujet précis. 

En résumé, il est solide de dire qu’Abiy Ahmed affirme que l’Éthiopie ne peut pas pleinement assurer son avenir économique et stratégique sans accès à la mer, et qu’il présente cette question comme essentielle pour la stabilité régionale. En revanche, cette revendication continue d’inquiéter plusieurs acteurs de la Corne de l’Afrique, qui craignent qu’elle ne ravive de nouvelles tensions géopolitiques. 

Auteur : Mecamedia Africa

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