La RDC en passe de dépasser l’Éthiopie comme 5e économie d’Afrique subsaharienne

La République démocratique du Congo pourrait devenir en 2026 la cinquième économie d’Afrique subsaharienne, devant l’Éthiopie, selon un article de Bloomberg s’appuyant sur les projections du FMI. Le média indique que le produit intérieur brut de la RDC atteindrait environ 123 milliards de dollars en 2026, contre 122 milliards de dollars pour l’Éthiopie. 

Si cette projection se confirme, la RDC se placerait derrière l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola et le Kenya parmi les plus grandes économies d’Afrique subsaharienne. Cette évolution marquerait un tournant important dans le classement économique régional, longtemps dominé par d’autres grands marchés du continent. 

Au cœur de cette dynamique se trouve le secteur minier congolais. La RDC reste un acteur central dans les chaînes mondiales d’approvisionnement grâce à son rôle majeur dans la production de cobalt et de cuivre, deux minerais essentiels à l’industrie des batteries et à la transition énergétique. Cette position renforce l’attractivité du pays au moment où la demande mondiale pour les minerais critiques reste élevée. Cette lecture est une inférence cohérente avec les projections économiques relayées par Bloomberg. 

Cette montée en puissance économique s’accompagne aussi d’un signal fort sur les marchés financiers. Le 9 avril 2026, Reuters a rapporté que la RDC a levé 1,25 milliard de dollars lors de sa toute première émission d’euro-obligations internationales, une opération sursouscrite qui a marqué l’entrée du pays sur les marchés mondiaux de capitaux. 

Autre élément souvent mis en avant, la tenue récente du franc congolais. Des données économiques consultées montrent qu’entre mars 2025 et mars 2026, le franc congolais s’est apprécié d’environ 25,09 % face au dollar américain, ce qui soutient l’idée d’une résilience monétaire inhabituelle dans la région. D’autres données de marché montrent aussi que la monnaie congolaise restait nettement plus forte sur un an, même si elle s’est légèrement repliée à très court terme. 

En face, l’Éthiopie continue d’afficher des perspectives de croissance robustes, mais elle traverse une phase d’ajustement plus difficile. L’environnement mondial reste tendu et le FMI a récemment abaissé les prévisions de croissance pour les économies émergentes et en développement en 2026, en raison notamment des chocs énergétiques et des tensions géopolitiques, ce qui pèse davantage sur les pays vulnérables aux importations d’énergie. 

Il faut toutefois garder une nuance importante. Dépasser l’Éthiopie en taille nominale de PIB ne signifie pas automatiquement que la RDC a résolu ses défis structurels. La transformation économique durable dépendra encore de la gouvernance, des infrastructures, de la diversification hors mines et de la capacité à convertir la richesse minérale en gains plus larges pour la population. Cette dernière idée est une inférence économique, non une citation directe des sources. 

En l’état, le point le plus solide est donc celui-ci : selon les projections relayées aujourd’hui par Bloomberg à partir de données du FMI, la RDC devrait atteindre 123 milliards de dollars de PIB en 2026 et passer légèrement devant l’Éthiopie, ce qui la ferait entrer dans le top 5 des économies d’Afrique subsaharienne. 

Auteur : Mecamedia Africa

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