Yoweri Museveni minimise l’impact du prix élevé du carburant pour les automobilistes et met l’accent sur le carburant aviation
Le président ougandais Yoweri Museveni a provoqué de vives réactions après avoir minimisé les inquiétudes liées au prix élevé du carburant pour les automobilistes, lors de son intervention au sommet Africa We Build Summit 2026 à Nairobi, au Kenya. Des médias régionaux rapportent qu’il a déclaré, en substance, que si le carburant était trop cher, les gens pouvaient simplement rester chez eux.
Selon les comptes rendus de presse disponibles, Museveni a expliqué que sa principale préoccupation dans ses échanges avec le président William Ruto ne concernait pas l’essence utilisée par les conducteurs sur les routes, mais plutôt le carburant aviation, qu’il juge bien plus stratégique pour le tourisme, les exportations et l’économie régionale. Il a soutenu que si le kérosène aviation restait trop cher, les touristes viendraient moins nombreux et certains flux commerciaux seraient pénalisés.
Les propos les plus commentés sont ceux où il semble opposer les usages économiques jugés essentiels aux déplacements privés ou de loisir. Des articles relayés au Kenya citent notamment sa formule selon laquelle les personnes allant en boîte de nuit ou faisant d’autres sorties de divertissement ne constituaient pas, selon lui, une priorité.
Son intervention s’inscrit dans un débat plus large sur la sécurité énergétique en Afrique de l’Est. Reuters rapporte que le sommet de Nairobi a aussi été marqué par l’annonce d’un projet régional de raffinerie à Tanga, en Tanzanie, destiné à réduire la dépendance de la région aux produits pétroliers raffinés importés et à mieux résister aux chocs mondiaux, notamment après les perturbations liées au conflit avec l’Iran.
Dans ce contexte, Museveni a également insisté sur la nécessité pour l’Ouganda et le Kenya d’avoir une position commune sur la gestion des flux pétroliers et la stabilité des approvisionnements, en particulier pour ce qui touche au carburant aviation. Cette ligne s’accorde avec les discussions régionales en cours sur les raffineries, les pipelines et la réduction de l’exposition aux fluctuations internationales.
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Est subissent toujours le poids du coût élevé de la vie, dont une partie importante est liée au prix du carburant. C’est précisément ce contraste entre les difficultés quotidiennes des automobilistes et la priorité donnée par Museveni au carburant aviation qui explique la controverse autour de ses propos. Cette dernière phrase est une inférence fondée sur la juxtaposition entre ses déclarations rapportées et le contexte économique régional.
Auteur : Mecamedia Africa
Lire aussi : www.Mecamediaafrica.com
