La famille d’Edgar Lungu accuse l’Afrique du Sud et la Zambie d’avoir déplacé sa dépouille sans accord
La famille de l’ancien président zambien Edgar Lungu affirme que les autorités sud-africaines et des représentants zambiens ont retiré sa dépouille d’une morgue de Johannesburg sans autorisation et ont procédé à une autopsie sans son consentement, selon un communiqué familial relayé dans plusieurs médias. Cette accusation survient dans le cadre du long bras de fer opposant la famille de l’ex-chef d’État au gouvernement zambien sur les funérailles et le lieu d’inhumation.
D’après la famille, le corps aurait été emporté le 22 avril vers une installation publique à Pretoria, les autorités invoquant une décision de justice rendue en 2025. Les proches soutiennent toutefois que cette décision n’autorisait que le rapatriement de la dépouille vers la Zambie, et non la réalisation d’un examen médico-légal. Ils contestent aussi l’ouverture d’un dossier évoquant un possible empoisonnement. Je n’ai pas trouvé, dans les sources ouvertes consultées ici, de confirmation indépendante récente détaillant cet épisode précis d’avril 2026.
Ce qui est établi, en revanche, c’est qu’un tribunal sud-africain avait déjà suspendu en juin 2025 l’enterrement privé que la famille voulait organiser à Johannesburg, à la demande du gouvernement zambien. Puis, en août 2025, une Haute Cour sud-africaine a ordonné que la dépouille soit remise à un représentant judiciaire zambien pour être rapatriée en Lusaka en vue de funérailles d’État.
Au cœur du conflit se trouve aussi la relation très tendue entre la famille de Lungu et l’actuel président Hakainde Hichilema. La famille avait dit s’opposer à des funérailles d’État si son rival politique y assistait, affirmant que l’ancien président ne le souhaitait pas. Cette tension explique en grande partie pourquoi la gestion de la dépouille est devenue un dossier judiciaire et politique de premier plan entre Pretoria et Lusaka.
À ce stade, il faut donc distinguer deux niveaux. D’un côté, il est solidement établi qu’une cour sud-africaine avait ordonné en 2025 la remise du corps pour rapatriement en Zambie. De l’autre, les accusations plus récentes de retrait illégal et d’autopsie sans accord relèvent pour l’instant de la version de la famille, que je n’ai pas pu corroborer par une source indépendante récente dans les résultats consultés.
Auteur : Mecamedia Africa
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