Des soldats capturés lors de la chute de Goma au cœur des discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23
De nouvelles informations font état d’un dossier sensible concernant des soldats capturés lors de la prise de Goma, alors que les discussions entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont repris ou doivent reprendre en Suisse, dans la région de Montreux ou de Genève selon les sources médiatiques. Plusieurs médias ont confirmé ces nouveaux pourparlers déplacés de Doha vers la Suisse en raison du contexte régional, avec une reprise annoncée autour du 11 au 14 avril 2026.
Selon les éléments relayés, une partie de ces hommes ferait partie des militaires qui s’étaient rendus lors de la chute de Goma. Leur nombre est parfois estimé entre 2 000 et 3 000, mais ce chiffre n’a pas été confirmé de manière indépendante par une source officielle ouverte accessible au moment où j’écris. Il faut donc présenter ce volume comme une estimation rapportée, et non comme un bilan définitivement établi.
Les informations qui circulent indiquent aussi qu’une partie de ces soldats aurait été identifiée et aurait signé des formulaires de consentement en vue d’une procédure de transfert. Là encore, je n’ai pas trouvé de document officiel public permettant de confirmer dans le détail ce mécanisme juridique précis, mais le principe d’un rôle du CICR dans les transferts de combattants capturés dans l’est de la RDC a déjà été évoqué dans des opérations antérieures relayées publiquement.
D’après ces mêmes récits, certains mineurs ou jeunes combattants auraient déjà été remis au Comité international de la Croix-Rouge. Ce point reste toutefois difficile à documenter de manière indépendante dans les sources ouvertes disponibles. Il convient donc d’employer ici la plus grande prudence, surtout dès lors qu’il est question d’enfants associés à des groupes armés.
Ce qui semble plus clair, en revanche, c’est que tout transfert plus large dépendrait de plusieurs conditions. D’abord, des questions logistiques resteraient à régler. Ensuite, et surtout, une telle opération ne pourrait se faire qu’avec l’accord du gouvernement de la RDC, qui devrait accepter la réception de ces hommes. Or, les signaux venant des milieux gouvernementaux apparaissent encore hésitants, ce qui laisse penser que le dossier reste politiquement sensible.
Cette question semble désormais s’inscrire dans le cadre plus large des pourparlers en Suisse. Des sources diplomatiques citées par plusieurs médias affirment qu’une nouvelle séquence de discussions doit prolonger le processus engagé précédemment sous médiation qatarie. Les enjeux dépassent largement la seule question militaire et portent sur la désescalade, les mécanismes humanitaires, la reprise d’un dialogue politique et la gestion concrète des conséquences de l’occupation de certains territoires par l’AFC/M23.
En l’état, le point le plus prudent est donc de dire ceci : des discussions existent bien entre Kinshasa et l’AFC/M23 en Suisse, et le sort de soldats capturés à Goma semble faire partie des dossiers sensibles en arrière-plan. Mais plusieurs détails relayés sur les effectifs exacts, les signatures de consentement et les modalités de transfert ne sont pas encore confirmés publiquement de façon suffisamment indépendante pour être présentés comme définitivement établis.
Auteur : Mecamedia Africa
Lire aussi : www.Mecamediaafrica.com
Tags : #RDC #Goma #Kinshasa #AFCM23 #Suisse #Montreux #Genève #CICR #NordKivu #Négociations
