Sanctions américaines contre Joseph Kabila : Félix Tshisekedi disait déjà en 2024 que « l’AFC/M23, c’est lui »
Au moment où les États-Unis ont sanctionné l’ancien président congolais Joseph Kabila pour son soutien présumé au M23 et à l’AFC, un ancien propos de Félix Tshisekedi refait surface. Le 30 avril 2026, le Trésor américain a annoncé des sanctions ciblées contre Kabila, l’accusant d’avoir fourni un appui au M23, groupe soutenu par le Rwanda, et d’avoir contribué à l’instabilité dans l’est de la RDC.
Ce rappel renvoie à une interview accordée en août 2024 à Bruxelles, dans laquelle le président congolais accusait déjà son prédécesseur d’être derrière l’Alliance Fleuve Congo liée au M23. Des comptes rendus de presse de l’époque rapportaient cette formule de Tshisekedi : « Joseph Kabila a boycotté l’élection et prépare une insurrection, parce que l’AFC, c’est lui. »
À l’époque déjà, cette accusation avait marqué les esprits parce qu’elle reliait directement Kabila au dispositif politico-militaire de l’AFC/M23. Mais il faut rappeler qu’en 2024, Tshisekedi n’avait pas publiquement présenté de preuves dans cette interview, et le camp Kabila a toujours rejeté ces accusations.
Les sanctions américaines donnent aujourd’hui une portée internationale nouvelle à cette vieille accusation politique. Elles ne constituent pas une condamnation judiciaire en elles-mêmes, mais elles montrent que Washington reprend désormais, à son niveau, l’idée que Joseph Kabila a joué un rôle dans le soutien à l’AFC/M23.
En résumé, il est exact de dire qu’avant même les sanctions américaines de 2026, Félix Tshisekedi avait déjà affirmé en août 2024 à Bruxelles que l’AFC/M23 renvoyait à Joseph Kabila. Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette accusation a désormais été reprise officiellement par les États-Unis dans leur régime de sanctions.
Auteur : Mecamedia Africa
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