Tanzanie : le rapport sur les violences électorales attendu par Samia après 132 jours d’enquête

En Tanzanie, le rapport de la commission chargée d’enquêter sur les violences survenues pendant et après l’élection générale du 29 octobre 2025 est très attendu, alors que le débat sur la responsabilité, la réconciliation et la justice pour les victimes continue de prendre de l’ampleur dans le pays. 

La commission a été annoncée par la présidente Samia Suluhu Hassan le 14 novembre 2025, avant d’être officiellement nommée le 18 novembre 2025 pour enquêter sur les causes et les conséquences des violences électorales. 

Initialement, cette commission disposait de 90 jours pour achever son travail. Mais en février 2026, elle a obtenu une prolongation de 42 jours, ce qui a repoussé la date limite de remise de son rapport au 3 avril 2026. Autrement dit, au vu des informations publiques disponibles, le point le plus solide est que le rapport devait être remis à la présidente au plus tard le 3 avril 2026, et non qu’il avait déjà officiellement été remis au moment des derniers articles consultés. 

Le travail de la commission s’est étalé sur plusieurs mois d’auditions et de collecte de témoignages, avec l’ambition affichée d’entendre victimes, citoyens, acteurs politiques, militants et autres parties prenantes, afin d’établir les responsabilités et de proposer des pistes pour prévenir de nouvelles violences liées aux élections. 

Ce rapport est particulièrement attendu parce que les violences qui ont suivi le scrutin du 29 octobre 2025 ont profondément choqué le pays et suscité de lourdes accusations. Reuters a rapporté que Samia Suluhu Hassan avait reconnu des morts et promis une enquête, alors que l’opposition et des défenseurs des droits humains évoquaient un bilan humain beaucoup plus lourd que celui admis officiellement par les autorités. 

Des observateurs africains avaient eux aussi mis en cause la crédibilité du scrutin. La mission d’observation de l’Union africaine avait estimé que l’élection ne respectait pas les principes démocratiques ni les standards internationaux, citant notamment des irrégularités dans le processus électoral. 

Dans ce contexte, les conclusions de la commission sont attendues comme un test politique majeur pour le pouvoir tanzanien. Elles pourraient peser sur les demandes de vérité, de justice et de réformes institutionnelles, alors qu’une partie de l’opinion espère que ce rapport ne se limitera pas à un simple exercice administratif, mais ouvrira réellement la voie à des réponses concrètes pour les victimes et à des garanties contre la répétition de telles violences. 

Auteur : Mecamedia Africa

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