Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques encourus par les activistes, journalistes et leaders civils dans les zones contrôlées par le M23
Les organisations de défense des droits humains, emmenées notamment par Amnesty International, multiplient les mises en garde sur la dégradation de la situation des activistes, journalistes et responsables de la société civile dans les zones contrôlées par le M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Plusieurs rapports récents évoquent des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des enlèvements, des menaces de mort, des actes de torture et d’autres formes de violences ciblant ceux qui documentent les abus ou prennent publiquement la parole.
Dans une alerte publiée le 26 février 2026, des experts de l’ONU ont condamné ce qu’ils décrivent comme une violence extrême commise par le M23 contre les défenseurs des droits humains au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Ils parlent d’allégations de tentatives d’assassinat, d’enlèvements répétés, de torture, de violences sexuelles et de menaces de mort visant des personnes engagées dans le travail de défense des droits et de soutien aux communautés.
De son côté, Amnesty International a documenté plusieurs cas de civils enlevés par le M23 dans l’est congolais, en soulignant des pratiques de disparition forcée, de détention arbitraire, de mauvais traitements et parfois de demandes de rançon adressées aux familles. L’organisation insiste sur le fait que ces violations touchent non seulement des civils ordinaires, mais aussi des personnes considérées comme gênantes ou critiques dans les territoires contrôlés par le groupe armé.
La situation de la presse est particulièrement préoccupante. Reporters sans frontières a publié fin mars 2026 une enquête affirmant que des journalistes et d’autres civils étaient détenus dans des conteneurs métalliques dans des conditions inhumaines dans des zones sous contrôle du M23. Le Comité pour la protection des journalistes a lui aussi signalé une montée des menaces, de l’exil forcé, de la censure et des violences contre les professionnels des médias dans l’est de la RDC.
Dans ce contexte, la parole de Jack Sinzaera, présenté comme un activiste connu du Nord-Kivu, s’inscrit dans un débat plus large sur la survie même de l’espace civique dans les zones de conflit. Je n’ai pas pu vérifier de manière indépendante le contenu exact de l’échange mentionné avec Ruben Lukumbuka, mais l’arrière-plan général qu’il évoque est bien confirmé par les rapports récents des organisations internationales.
L’ensemble de ces alertes montre que, dans les territoires passés sous l’influence ou le contrôle du M23, la liberté de s’exprimer, de documenter les abus ou de défendre les droits des communautés est devenue extrêmement dangereuse. Les ONG demandent donc une protection urgente des civils, des journalistes et des défenseurs des droits humains, ainsi qu’une pression internationale accrue pour mettre fin à l’impunité.
Auteur : Mecamedia Africa
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