Joseph Kabila reconnaît son plus grand échec
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est de nouveau au centre de l’actualité après des propos qui lui sont attribués dans un entretien présenté comme accordé au New York Times. Il y aurait reconnu que son plus grand échec à la tête du pays a été de ne pas avoir réussi à faire des Congolais de « meilleurs citoyens ». Je n’ai pas pu vérifier directement l’article original du New York Times, mais cette citation a bien été relayée ces derniers jours dans des publications secondaires et sur les réseaux.
Selon le texte qui circule, Joseph Kabila aurait déclaré que son principal échec en tant que président avait été de ne pas transformer les Congolais en « meilleures personnes » et en « meilleurs citoyens ». Cette forme d’autocritique tranche avec d’autres prises de parole récentes où l’ancien chef de l’État a surtout cherché à se défendre face aux accusations portées contre lui.
Dans le même temps, Joseph Kabila continue d’attaquer le pouvoir de Félix Tshisekedi. Des entretiens récents repris par plusieurs médias montrent qu’il accuse les autorités actuelles de dérive autoritaire, de répression politique et de mauvaise gestion de la crise congolaise. Dans une autre interview largement relayée depuis Goma, il a parlé de « dictature » et a rejeté les accusations liant directement sa personne à la rébellion.
Le contexte politique autour de Joseph Kabila reste particulièrement lourd. En 2025, le Sénat congolais avait voté la levée de son immunité, et quelques mois plus tard un tribunal militaire l’a condamné à mort par contumace pour trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, dans une affaire liée à son soutien présumé au M23, ce qu’il nie fermement.
Sa présence à Goma, ville longtemps associée au contrôle rebelle, continue d’alimenter les controverses. Pour ses adversaires, cette posture confirme ses liens avec les groupes armés actifs dans l’est du pays. Pour ses partisans, il cherche au contraire à se repositionner comme acteur central du débat national et à incarner une alternative à l’actuel pouvoir.
Ainsi, même lorsqu’il admet un échec personnel sur le plan civique et moral, Joseph Kabila reste une figure profondément contestée de la vie politique congolaise. Ses déclarations relancent à la fois le débat sur son propre bilan à la tête de la RDC et sur la place qu’il veut encore occuper dans l’avenir politique du pays.
Auteur : Mecamedia Africa
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