Le Burundi appelle au calme sur le carburant malgré Hormuz
Le gouvernement du Burundi estime que les perturbations autour du détroit d’Hormuz ne doivent pas provoquer de panique dans la population au sujet de l’approvisionnement en carburant, alors même que le conflit plus large impliquant l’Iran continue d’inquiéter les marchés énergétiques et les grandes routes maritimes.
S’exprimant lors d’une émission publique à Kayanza le 27 mars, le porte-parole du gouvernement, Jérôme Niyonzima, a assuré que les autorités allaient continuer à travailler pour approvisionner les citoyens autant que possible. Dans son message, il a estimé que le Burundi ne devait pas céder à une inquiétude excessive face au blocage partiel touchant l’un des corridors pétroliers les plus stratégiques du monde.
Selon lui, la résilience du pays sur cette question passe aussi par ses recettes en devises. Il a affirmé que les exportations minières avaient rapporté près de 100 millions de dollars sur les six mois allant de septembre 2025 à février 2026, un chiffre qui n’a pas pu être vérifié de manière indépendante, mais qui s’inscrit dans la volonté affichée par le Burundi de renforcer les exportations minières comme source de devises.
Ce message sur le carburant a été accompagné d’une nouvelle prise de position sur la frontière terrestre entre le Burundi et le Rwanda, que Bujumbura maintient fermée depuis janvier 2024 après avoir accusé Kigali de soutenir le groupe rebelle Red Tabara, une accusation rejetée par le Rwanda.
Les tensions entre les deux voisins restent vives. En mars 2025, le président burundais Évariste Ndayishimiye avait même déclaré disposer de renseignements crédibles sur un projet d’attaque attribué au Rwanda, tandis que Kigali appelait à l’apaisement.
Dans ce contexte, Jérôme Niyonzima a réaffirmé que la réouverture de la frontière dépendait toujours de la remise de personnes recherchées par les autorités burundaises, une condition qui continue de peser lourdement sur les relations entre les deux pays.
Ainsi, au-delà de la question énergétique, cette prise de parole montre que le Burundi tente de rassurer sa population sur l’approvisionnement tout en liant sa capacité de résistance économique à ses exportations minières et à un environnement régional toujours instable.
Auteur : Mecamedia Africa
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