Trump évoque une prise du pétrole iranien
Le président américain Donald Trump a déclaré au Financial Times qu’il pourrait « prendre le pétrole » de l’Iran et qu’il envisageait même, si nécessaire, de s’emparer de l’île de Kharg, considérée comme le principal centre d’exportation pétrolière iranien. Plusieurs médias ont repris cette interview en citant ses propos sur cette option militaire et stratégique.
Selon les extraits relayés, Donald Trump a affirmé que, « pour être honnête », ce qu’il préférait était de « prendre le pétrole en Iran », tout en critiquant durement ceux qui, aux États-Unis, s’opposeraient à une telle approche. Il a aussi suggéré que cela pourrait passer par une prise de l’île de Kharg, en déclarant : « Peut-être qu’on prend Kharg, peut-être pas. Nous avons beaucoup d’options. »
Toujours selon ces mêmes sources, il a également laissé entendre qu’une présence américaine sur cette île aurait pu être envisagée sur une certaine durée. Interrogé sur les capacités défensives iraniennes à Kharg, il a affirmé ne pas penser que l’Iran disposait d’une véritable défense sur place et a estimé que les États-Unis pourraient s’en emparer « très facilement ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de très forte tension régionale. Associated Press a rapporté ce 30 mars 2026 que Trump évoquait ouvertement l’option de saisir l’île de Kharg alors même que les affrontements se poursuivent et que les efforts diplomatiques donnent des signaux contradictoires. La même source souligne que l’évolution de la situation continue d’alimenter les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial.
Sur le plan économique, les marchés ont immédiatement réagi. The Guardian a indiqué que le prix du Brent a bondi jusqu’à 116 dollars le baril après les propos de Trump, les investisseurs redoutant une aggravation de la guerre et une perturbation durable des flux pétroliers dans la région.
Parallèlement, Trump a aussi affirmé que des discussions indirectes avec l’Iran se poursuivaient par l’intermédiaire du Pakistan. Des sources de presse concordantes rapportent qu’il a décrit ces échanges comme avançant « bien », sans pour autant confirmer la perspective d’un cessez-le-feu proche.
À ce stade, le point essentiel est donc double : d’un côté, Donald Trump a bien publiquement évoqué la possibilité de prendre le pétrole iranien et de viser l’île de Kharg ; de l’autre, cette perspective s’inscrit dans une crise déjà explosive, où les enjeux militaires, diplomatiques et énergétiques sont désormais étroitement liés.
Auteur : Mecamedia Africa
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